dimanche, décembre 06, 2009

Bienvenue à Zombieland


Réalisateur: Ruben Fleischer

Distribution:
Woody Harrelson: Tallahassee
Jesse Eisenberg: Columbus

Date de sortie en salle: 25 novembre 2009

Fiches: IMDB, Allociné
Dans une Amérique post-apocalyptique, un groupe de survivants luttent contre une armée de zombie.

Bon, ce film est carrément hilarant. Dans la lignée de Shaun of the Dead, il place la barre très haut dans le segment « comédie de zombie ». Il ne se prend absolument pas au sérieux (note : il ne vaut mieux pas pour ce genre de film), les dialogues sont drôles, les scènes et la narration à se pisser dessus. Le héros décrit sa propre histoire en voix off en illustrant des règles de survie avec des exemples. Un mélange d’humour décalé à l’anglaise et de comique de répétition qui fonctionne à merveille et qui ne vous laissera pas insensible.

Côté acteurs, Woody Harrelson y campe un Cow boy red neck chasseur de zombie sur mesure, qui manie la répartie avec autant d’aisance que son canon scié. En outre, le cameo d’un acteur absolument fabuleux forme une scène d’anthologie au milieu du film. Bref, on sent derrière l’apparente modestie du budget un vrai travail d’auteur qui laissera les fans (et non fans) du genre ravis avec la larme à l’œil d’avoir trop ri.

Sans detour, je le dis, je le proclame : « Allez-y courez-y, vous ne le regretterez pas. »

vendredi, décembre 04, 2009

Iron Man


Réalisateur: Jon Favreau

Distribution:
Robert Downey Jr.: Tony Stark
Jeff Bridges: Obadiah Stane
Gwyneth Paltrow: Pepper Potts
Terrence Howard: Jim Rhodes

Date de sortie en salle: 30 avril 2008
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Fiches: IMDB, Allociné
Tony Stark, génie et fabricant d’armes se remet en question suite à son enlèvement par des extrémistes islamiques et décide de « faire le bien » en construisant une armure volante pour aller défendre la veuve et l’orphelin contre les méchants.

Première production in-house des studios Marvel, ce film est la réponse des puristes face au désastre économique du Hulk d’Ang Lee, jugé trop libéral dans son interprétation du mythe. Ici, tout est taillé au cordeau. La mythologie Marvel/Iron Man est parfaitement respectée, de la genèse de Tony Stark en justicier au méchant Obadiah Stane, en passant par la fidèle assistante Pepper Potts. Au final, le résultat est d’ailleurs assez réussi.

Les acteurs sont plutôt crédibles, entre un Robert Downey Jr taillé pour le rôle du milliardaire flambeur et une Gwyneth Paltrow toute en finesse dans les talons aiguilles de l’assistante un peu guindée mais secrètement amoureuse de son patron (eh oui, c’est bien le syndrome Moneypenny) en passant par un Jeff Bridges ultra convaincant dans le rôle du méchant sans scrupule et prêt à tout pour conserver son pouvoir. Le scénario passe beaucoup de temps sur la genèse du héros, ce qui est assez intéressant car on sent que cette production ne se limite pas au feu d’artifice d’effets spéciaux pour lequel il est programmé (bon il y en a quand même, on vous rassure). Il y a un véritable travail de construction du mythe, avec des répliques et des scènes pleines d’humour (notamment la boite de nuit dans l’avion qui est hilarante).

En clair, c’est un bon film d’action. Efficace, pas prise de tête et bien dosé tant au niveau des acteurs que du scénario. Sans doute l’un des meilleurs films de super héros avec les Batman de Christopher Nolan.

mercredi, décembre 02, 2009

Whatever Works


Réalisateur: Woody Allen

Distribution:
Larry David: Boris Yellnikoff
Evan Rachel Wood: Melodie Saint Anne Celestine

Date de sortie en salle: 1er Juillet 2009
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Fiches: IMDB, Allociné
Le Woody Allen nouveau millésime 2009 est arrivé, et dans la plus pure tradition allenesque, il renoue avec son personnage favori de vieil intellectuel new yorkais névrosé et misanthrope, ici interprété par Larry David. Ce dernier rencontre une jeune écervelée incarnée par Evan Rachel Wood qui va changer sa vie.

Ce n’est clairement pas le Woody Allen du siècle, et son retour à Manhattan après sa trilogie londonienne (Scoop, Match Point et le Rêve de Cassandre) et son incartade à Barcelone se fait en demi-teinte. Est-ce une mise en bouche trop en longueurs et trop verbeuse? On est clairement un peu habitué avec lui mais son écriture est ici moins percutante malgré quelques perles. Il faut bien attendre l’apparition de personnages secondaires comme la mère pour que la comédie burlesque prenne le pas et compense les dialogues. Ou encore est-ce le jeu d’acteur de Larry David et Evan Rachel Wood ? Celui-ci manque clairement de substance et tous deux restent en surface sans vraiment convaincre le spectateur.

C’est un peu tout ceci à la fois. En plus, on se demande ou sont passés l’auteur et Scarlett Johansson qui joue dans 3 des 4 derniers films. A croire que les rôles ont été taillés pour eux pour finalement lamentablement échouer entre les mains d’acteurs sans convictions. Quel dommage car cela gâche le film qui tombe dans le panier des Woody Allen moyens.

Soyons néanmoins réalistes, a part la première demi-heure qui est un peu chiante, c’est quand même assez divertissement et malgré le fait que certaines scènes soient cousues de fil blanc, on passe un bon moment avec quelques bons éclats de rire. Vous n’en sortirez cependant pas grandi et vous ne raterez pas grand-chose sinon.

lundi, novembre 30, 2009

Absolute Batman: The Long Halloween


Scénariste: Jeph Loeb
Dessinateur: Tim Sale

Editeur: DC Comics

400 pages, Intégrale

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Résumé: un super-héros, un masque avec des oreilles, une cape noire. Vous avez besoin d’un dessin ?

Avec Batman Year One, ce pavé monumental (400 pages!!) présenté sous son plus beau jour avec l’édition absolue et définitive représente le renouveau du mythe Batman et redéfinit avec beaucoup de fraicheur l’environnement du super-héros masqué sous deux angles principaux : la déchéance de Gotham en zone de non-droit avec sa valse de super-méchants et la transition de Harvey Dent en Double-Face.

Loeb et Sale (ayant précédemment collaboré sur la série TV Heroes) signe ici une série de 13 contes retraçant la traque d’un tueur en série « Holiday » qui tue les proches du parrain Falcone pendant les jours fériés. Ces épisodes s’articulent autour d’une enquête policière menée par Batman, Gordon et Dent, le triumvirat de la justice aux conceptions différentes mais qui collaborent par nécessité. En trame de fond Batman se retrouve confronté (outre les sbires de Falcone) aux protagonistes qui ont défini le mythe : Catwoman, Joker, Scarecrow, Mystery Man, Two-Face, Poison Ivy, etc.

Servi par un dessin audacieux qui transcrit parfaitement l’ambiance sombre d’une ville qui se délite, ce Long Halloween est un épisode séminal dans la mythologie et représente un jalon indispensable dans toute bibliothèque qui se respecte.

samedi, novembre 28, 2009

Mon Année, tome 1: Printemps


Dessinateur: Jirô Taniguchi
Scénariste: Jean-David Morvan

Editeur: Dargaud

64 pages, premier tome d'une série de 4

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Capucine a 10 ans. Elle est atteinte de trisomie 21 même si elle n’en présente pas les caractéristiques physiques. Cet album (le premier d’une série de 4) relate son quotidien dans cette année charnière qui va révéler les problèmes liés à sa condition qui n’étaient que latents jusqu’ici.

Ce livre est exceptionnel pour plusieurs raison. Tout d’abord, c’est le premier livre de Taniguchi, mangaka reconnu (voir ma critique de Sky Hawk, une autre de ses œuvres) publié par un éditeur franco-belge (Dargaud) et scénarisé par un Français, Jean-David Morvan (auteur français prolifique responsable entre autres de Sillage). Ensuite, l’histoire se déroule en France (à Reims) avec énormément de paysages et finalement Jirô a adapté son style à la franco-belge.

D’aucuns diront que Taniguchi a pris un gros risque. Bon, là je ne suis pas sûr du tout. Je suis conscient que cet ouvrage a demandé un surplus de travail considérable. En termes de traduction bien sûr, d’adaptation du style du dessinateur mais surtout de documentation. Même si l’inspiration provient en grande partie de Morvan, natif de Reims, il faut bien constater le fait que Taniguchi a réussi avec brio à représenter le quotidien d’une famille française. Les paysages, mais aussi les maisons et l’intérieur, le style de vie, la classe de Capucine. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la représentation du bureau de la psycho-motricienne. C’est incroyable de réalisme et de beauté. Et la qualification de Taniguchi en tant que « le plus européen des mangakas » n’enlève rien à son immense talent. Le résultat est spectaculaire. En termes de risque donc. Récapitulons : un mangaka reconnu en France avec un dessin quasi européen. Un scénariste à succès auteur d’une série Blockbuster. Une collaboration étroite et une documentation fouillée. Le résultat ne pouvait être qu’à la hauteur de nos attentes : … (le superlatif me manque ici. Extraordinaire, exceptionnel, fantastique, époustouflant, etc.)

Un petit mot sur l’histoire, sans trop en dévoiler. Morvan est un grand scénariste. Même si certaines de ses histoires (en particulier les derniers sillage) démontrent un essoufflement du concept (le problème des séries à succès, indépendantes de la qualité du scénariste), il a su démontrer un grand sens de la mise en scène et de la construction scénaristique. Mon Année en est le parfait exemple. Sous forme de tranches de vie de quelques planches, Morvan pose progressivement les jalons de l’histoire comme des pièces d’un puzzle que le lecteur assemble progressivement pour dévoiler les germes des difficultés que va rencontrer l’entourage de Capucine. L’alternance de point de vue – tantôt le regard de la petite sur les adultes en caméra subjective, tantôt la vision extérieure d’une scène renforcent encore plus l’écart qui se creuse entre son monde et celui des « grands », mettant bien en lumière la source des problèmes naissants.

Je n’en dirai pas plus, courez acheter cette belle histoire. D’une beauté à couper le souffle et d’une sobriété déconcertante, vous n’en sortirez pas indemne.

jeudi, novembre 26, 2009

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé


Réalisateur: David Yates

Distribution:
Daniel Radcliffe: Harry Potter
Rupert Grint: Ron Weasley
Emma Watson: Hermione Granger

Date de sortie en salle: 15 juillet 2009
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Fiches: IMDB, Allociné
6e année du magicien binoclard balafré à Hogwarts (Poudlard). On en apprend plus sur le sombre passé de Voldemort et sur le Prince de sang mêlé.

Visiblement les ayant-droit (dont l'auteur J.K. Rowling) ont été satisfait de la prestation de David Yates, réalisateur britannique, responsable du précédent opus (l'ordre du phénix) car il a été reconduit sur le Prince de sang mêlé et retenu pour diriger l’adaptation du dernier roman (les reliques de la mort) qui se fera sur 2 long métrages. On les comprend aisément: On a définitivement tourné la page des "Chéri, j'ai égaré ma baguette magique" ou encore "Maman, j'ai raté le Hogwarts Express". Autant Chris Columbus (le réalisateur des 2 premiers épisodes) excelle dans la mise en scène avec des enfants acteurs (il a quand même eu le mérite de découvrir ces trois talents), autant il fallait une vision un peu plus sombre pour les derniers épisodes.

Le résultat est pour le moins surprenant et déplaira sans doute les fans de la première heure. En effet, le scénario tranche définitivement avec le roman et produit un film clairement plus sombre et plus mature. Fini les gags avec la famille Dursley qui occupent les 20 premières minutes, les personnages secondaires ne font que quelques maigres apparitions (Neville, McGonagal ou encore les jumeaux Weasley ont une ligne de texte, Hagrid, pas beaucoup plus), et des pans entiers du livre sont supprimés pour ne conserver que l’essentiel. Ce film (quand même le plus long de la série avec plus de 2h30 au compteur) se réduit au final à sa plus simple expression : la description d’un rite de passage à l’âge adulte, avec une complexité grandissante des personnages exprimés par les 3 principaux acteurs d’Harry, Ron et Hermione. Pris dans le tourment de 2 triangles amoureux, nos 3 protagonistes ont définitivement enterré le conte de Noël et évoluent maintenant dans un univers ténébreux servi à merveille par la photo du Français Bruno Delbonnel (Déjà à l’œuvre avec Jean-Pierre Jeunet dans Amélie Poulain et Un Long Dimanche de Fiançailles).

J’ai beaucoup apprécié ce film, sans conteste le meilleur de la série. Yates a su sortir des sentiers battus (avec l’aval de l’auteur semble-t-il) pour produire un film qui représente plus que la 6e incarnation des aventures du jeune sorcier. La suite est bien évidemment attendue avec beaucoup d’impatience, et espérons le pour le plus grand malheur des fans.

mardi, novembre 24, 2009

Terminator Renaissance


Réalisateur: McG

Distribution:
Christian Bale: John Connor
Sam Worthington: Marcus Wright

Date de sortie en salle: 3 juin 2009
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Fiches: IMDB, Allociné
Dans un futur post-apocalyptique, le combat des derniers hommes contre les machines, à grands coups d’effets spéciaux.

4e opus de la franchise Terminator, Renaissance (Terminator Salvation en anglais) traite enfin de ce que tous les fans attendaient avec impatience depuis 25 ans: la vision du futur post-jugement dernier. Mais attention, les évènements relatés ici se sont déroulés en 2019 soit 10 ans avant le futur du premier terminator (vous êtes perdu? Ce post ne vous est pas destiné). Le T800 incarné par schwarzy n'existe pas encore et Kyle Reese n'est qu'un ado pré-pubère. Et pour cause, il vient du futur de 2029.

Donc, sans s'écarter du sujet, que vaut Terminator Renaissance? Bon, je suis un peu biaisé car je suis un fan de la série (mais peut-être vous en doutiez vous vu que je prends le temps de critiquer ce film). Ce que je peux vous dire tout d'abord c'est qu'il est bien meilleur que le 3e (passer après Cameron n'est pas chose aisée, surtout pour Jonathan Mustow). Ce n'est pas compliqué me direz vous mais avec McG (prononcer Mac-djii) aux commandes, rien n'était gagné. Issu du clip vidéo, il a réalisé les 2 opus de Charly's Angels (Drôles de Dames) et pi c'est tout... Gloups, il faut bien un début à tout mais se faire les dents sur cette franchise, il faut à mon avis un bon gros piston.

Bref recentrons nous sur le sujet. TR est une réussite en demi-teinte. Il s’agit d’un parfait exemple d’une production favorisant le style au détriment de la substance. Inscrit dans la lignée des franchises qui se sont réinventées en cours de route (penser Batman ici), TR est visuellement impressionnant. Alors que le soulèvement des machines (T3) ne faisait qu’exploiter maladroitement un filon juteux, McG nous offre une vision plutôt fraiche et un univers léché, qui plonge le spectateur fanatique dans une transe orgasmique face aux décors mad-maxesques, à la débauche d’effets spéciaux et surtout à l’expansion de la gamme des terminators (du T600 maladroit au moto-terminator en passant par les Hunter Killer entre-aperçus dans les épisodes précédents).

Ce qui tranche par contre avec cet univers créé avec beaucoup de soin, c’est le scénario (comme souvent d’ailleurs). En plus, les personnages sont bien pâles et les acteurs déroulent le script sans y croire. Il semblerait que Christian Bale devrait se cantonner à porter un masque avec des oreilles en pointe. Ça ferait moins tâche. Le seul qui s’en sorte à peu près, c’est Sam Worthington avec son personnage de Marcus Wright. Je ne mentionnerai même pas Moon Bloodgood (ce n’est pas un nom vampire ça ?), qui se contente de donner la réplique à Sam avec la même gamme d’expression qu’un Golden Retriever lobotomisé et dont le principal atout s’est retrouvé coupé au montage pour permettre aux producteurs d'élargir l'audience du film en le passant du rating R au rating PG-13 (Voir le demi sein sans téton de Moon dans le noir sous la pluie ici : Vous allez halluciner de ce qu’il faut pour faire passer un film interdit au moins de 18 ans à un film interdit au moins de 13 ans aux États-Unis).

Bref, on est là quand même face à du grand spectacle d’action et de science fiction qui ravira les fans (et les autres – non-allergiques aux blockbusters). Si vous n’êtes pas trop regardant sur le scénario et le jeu d’acteur, vous passerez un excellent moment en famille (y compris les enfants vu qu’ils ont viré tout le cul…). Attendons la suite néanmoins, ce qui risque de prendre un peu de temps vu que la boite de production The Halcyon Company a fait faillite face aux maigres résultats du box-office (il faut quand même bien rentabiliser les $200m de budget plus les $100m de marketing). Pour les médisants qui ont $60m à claquer (c'est le prix estimé de la franchise), il y a clairement une fenêtre d’opportunité pour relever le niveau. A vos chéquiers…