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Réalisateur: McG
Distribution:
Christian Bale: John Connor
Sam Worthington: Marcus Wright
Date de sortie en salle: 3 juin 2009
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Fiches: IMDB, Allociné
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Dans un futur post-apocalyptique, le combat des derniers hommes contre les machines, à grands coups d’effets spéciaux.
4e opus de la franchise Terminator, Renaissance (Terminator Salvation en anglais) traite enfin de ce que tous les fans attendaient avec impatience depuis 25 ans: la vision du futur post-jugement dernier. Mais attention, les évènements relatés ici se sont déroulés en 2019 soit 10 ans avant le futur du premier terminator (vous êtes perdu? Ce post ne vous est pas destiné). Le T800 incarné par schwarzy n'existe pas encore et Kyle Reese n'est qu'un ado pré-pubère. Et pour cause, il vient du futur de 2029.
Donc, sans s'écarter du sujet, que vaut Terminator Renaissance? Bon, je suis un peu biaisé car je suis un fan de la série (mais peut-être vous en doutiez vous vu que je prends le temps de critiquer ce film). Ce que je peux vous dire tout d'abord c'est qu'il est bien meilleur que le 3e (passer après Cameron n'est pas chose aisée, surtout pour Jonathan Mustow). Ce n'est pas compliqué me direz vous mais avec McG (prononcer Mac-djii) aux commandes, rien n'était gagné. Issu du clip vidéo, il a réalisé les 2 opus de Charly's Angels (Drôles de Dames) et pi c'est tout... Gloups, il faut bien un début à tout mais se faire les dents sur cette franchise, il faut à mon avis un bon gros piston.
Bref recentrons nous sur le sujet. TR est une réussite en demi-teinte. Il s’agit d’un parfait exemple d’une production favorisant le style au détriment de la substance. Inscrit dans la lignée des franchises qui se sont réinventées en cours de route (penser Batman ici), TR est visuellement impressionnant. Alors que le soulèvement des machines (T3) ne faisait qu’exploiter maladroitement un filon juteux, McG nous offre une vision plutôt fraiche et un univers léché, qui plonge le spectateur fanatique dans une transe orgasmique face aux décors mad-maxesques, à la débauche d’effets spéciaux et surtout à l’expansion de la gamme des terminators (du T600 maladroit au moto-terminator en passant par les Hunter Killer entre-aperçus dans les épisodes précédents).
Ce qui tranche par contre avec cet univers créé avec beaucoup de soin, c’est le scénario (comme souvent d’ailleurs). En plus, les personnages sont bien pâles et les acteurs déroulent le script sans y croire. Il semblerait que Christian Bale devrait se cantonner à porter un masque avec des oreilles en pointe. Ça ferait moins tâche. Le seul qui s’en sorte à peu près, c’est Sam Worthington avec son personnage de Marcus Wright. Je ne mentionnerai même pas Moon Bloodgood (ce n’est pas un nom vampire ça ?), qui se contente de donner la réplique à Sam avec la même gamme d’expression qu’un Golden Retriever lobotomisé et dont le principal atout s’est retrouvé coupé au montage pour permettre aux producteurs d'élargir l'audience du film en le passant du rating R au rating PG-13 (
Voir le demi sein sans téton de Moon dans le noir sous la pluie ici : Vous allez halluciner de ce qu’il faut pour faire passer un film interdit au moins de 18 ans à un film interdit au moins de 13 ans aux États-Unis).
Bref, on est là quand même face à du grand spectacle d’action et de science fiction qui ravira les fans (et les autres – non-allergiques aux blockbusters). Si vous n’êtes pas trop regardant sur le scénario et le jeu d’acteur, vous passerez un excellent moment en famille (y compris les enfants vu qu’ils ont viré tout le cul…). Attendons la suite néanmoins, ce qui risque de prendre un peu de temps vu que la boite de production The Halcyon Company a fait faillite face aux maigres résultats du box-office (il faut quand même bien rentabiliser les $200m de budget plus les $100m de marketing). Pour les médisants qui ont $60m à claquer (c'est le prix estimé de la franchise), il y a clairement une fenêtre d’opportunité pour relever le niveau. A vos chéquiers…